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    Durée de conservation des documents en entreprise : guide pratique

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    Contrats, factures, bulletins de paie, documents fiscaux, dossiers juridiques, données RH… Toute entreprise produit des documents qu’elle doit conserver pendant une durée précise.

    La durée de conservation des documents dépend de leur nature, du texte légal applicable et du risque associé. Elle ne relève donc pas seulement de l’administratif. Elle touche à la preuve, à la conformité, à la sécurité des données et à la gouvernance documentaire.

    En cas de contrôle fiscal, d’audit, de litige social ou de demande d’un organisme public, l’entreprise doit pouvoir retrouver rapidement les bons justificatifs. Avec la facturation électronique, la signature électronique, les dossiers RH numériques et les échanges dématérialisés, les volumes de preuves numériques augmentent.

    📌 Les organisations doivent donc savoir quoi conserver, pendant combien de temps, sous quelle forme et avec quelles garanties.

    Les durées de conservation indiquées dans cet article sont données à titre de repères généraux. Elles peuvent varier selon la nature exacte du document, le secteur d’activité, l’existence d’un litige, d’un contrôle en cours ou d’une réglementation spécifique applicable à votre organisation.

    Synthèse des durées des principales durées de conservation des documents :

    Type de document Durée courante de conservation
    Factures clients / fournisseurs 10 ans
    Livres et registres comptables 10 ans
    Documents fiscaux 6 ans
    Bulletins de paie  5 ans côté employeur
    Registre unique du personnel  5 ans après le départ
    Dossiers médicaux  20 ans selon les cas

     

    Sources :

    Pourquoi maîtriser la durée de conservation des documents ?

    Un enjeu de conformité et de preuve

    La conservation des documents répond d’abord à une obligation légale. Certaines pièces doivent être gardées plusieurs années pour justifier une opération, une déclaration, une décision ou une relation contractuelle.

    Elle répond aussi à un enjeu de preuve. Un contrat, une facture, un bulletin de paie ou un document fiscal peut être demandé lors d’un litige ou d’un contrôle.

    Si le document est introuvable, illisible ou détruit trop tôt, l’entreprise s’expose à un risque juridique, social, fiscal ou opérationnel.

    Un enjeu RGPD et maîtrise des coûts

    Le sujet est aussi lié au RGPD. Les données personnelles ne doivent pas être conservées sans limite. L’entreprise doit donc conserver assez longtemps pour respecter ses obligations, mais pas au-delà de ce qui est nécessaire.

    Une bonne maîtrise des durées permet aussi d’optimiser les coûts. Conserver trop longtemps surcharge les espaces de stockage, les serveurs, les outils GED et les équipes.

    👉 Tout l’enjeu consiste à piloter le cycle de vie documentaire, de la création du document jusqu’à son sort final.

    Comment déterminer la durée légale de conservation des documents d’entreprise ?

    Il n’existe pas une durée unique applicable à tous les documents. Les documents comptables, fiscaux, RH, commerciaux, juridiques ou médicaux obéissent à des règles différentes.

    La première étape consiste à qualifier le document. S’agit-il d’une facture ? D’un contrat de travail ? D’un registre comptable ? D’un dossier médical ? D’un contrat commercial ?

    Cette qualification permet d’identifier le bon texte de référence : Code de commerce, Code du travail, Code civil, Livre des procédures fiscales, Code de la santé publique ou réglementation sectorielle.

    Formaliser les règles dans un référentiel

    La bonne pratique consiste à formaliser ces règles dans un référentiel de conservation. Ce document indique, pour chaque catégorie documentaire, la durée applicable, le support, les règles d’accès, les métadonnées utiles et le sort final.

    👉 Ce référentiel donne un cadre commun aux directions juridiques, RH, financières, administratives, DSI, archivistes et métiers. Il évite les décisions au cas par cas et limite les erreurs.

     

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    Documents civils et commerciaux : les principaux délais

    Les documents civils et commerciaux concernent les relations avec les clients, fournisseurs, partenaires, transporteurs ou assureurs.

    Les contrats ou conventions conclus dans le cadre d’une relation commerciale doivent généralement être conservés 5 ans à compter de la fin du contrat. Le même délai s’applique aux documents bancaires, comme les relevés ou talons de chèque, ainsi qu’aux documents de transport de marchandises.

    Les garanties relatives aux biens ou services fournis aux consommateurs doivent être conservées 2 ans. Les polices d’assurance sont également conservées 2 ans à partir de la résiliation du contrat, hors cas particuliers.

    Certains documents exigent des délais plus longs. Les contrats d’acquisition ou de cession de biens immobiliers et fonciers doivent être conservés 30 ans après la durée de propriété.

    Les documents relatifs à la propriété intellectuelle, comme les dépôts de brevet, marques, dessins ou modèles, sont conservés 5 ans à partir de la fin de la protection.

    Documents comptables, financiers et fiscaux : quelles obligations ?

    Les documents comptables, financiers et fiscaux occupent une place centrale dans l’archivage de documents d’entreprise. Ils justifient les opérations enregistrées dans les comptes et les déclarations transmises à l’administration.

    Les documents comptables à conserver 10 ans

    Les livres et registres comptables, comme les grands livres, journaux ou livres d’inventaire, doivent être conservés 10 ans à partir de la clôture de l’exercice.

    Le même délai s’applique aux pièces justificatives : bons de commande, bons de livraison, factures clients, factures fournisseurs, notes de frais ou justificatifs de paiement.

     

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    Les documents fiscaux à conserver 6 ans

    Les documents fiscaux doivent être conservés pendant 6 ans. Ce délai concerne notamment l’impôt sur les sociétés, les bénéfices industriels et commerciaux, les bénéfices non commerciaux, la TVA, les taxes assimilées, les impôts directs locaux, la CFE ou la CVAE.

    Il peut être porté à 10 ans en cas d’activité occulte, de fraude fiscale, d’absence de déclaration ou de travail dissimulé.

    Avec la généralisation progressive de la facturation électronique, les factures numériques doivent rester lisibles, accessibles, intègres et traçables. La gestion des durées de conservation devient donc un sujet clé pour être en conformité notamment pour les plateformes agréées dans le cadre des exigences d’archivage liées à la loi de finances.

    Pour les documents engageants, un logiciel d’archivage certifié tel qu’un coffre-fort numérique ou un système d’archivage électronique (SAE) est la solution pour conserver les documents et apporter des garanties fortes de sécurité, d’intégrité et de traçabilité des données.

    Durée de conservation des documents RH : les règles essentielles

    La durée de conservation des documents RH demande une attention particulière. Ces documents contiennent souvent des données personnelles. Ils doivent respecter les obligations sociales, les exigences de preuve et les principes du RGPD.

    Les bulletins de paie, au format papier ou électronique, doivent être conservés 5 ans par l’employeur.

    Le registre unique du personnel doit être conservé 5 ans à partir du départ du salarié. Les contrats de travail et documents associés, comme les éléments relatifs aux salaires, primes, indemnités ou soldes de tout compte, sont également conservés 5 ans après le départ du salarié.

    Les documents relatifs aux charges sociales et à la taxe sur les salaires doivent être conservés 3 ans. La comptabilisation des jours de travail des salariés sous convention de forfait est conservée 3 ans. La comptabilisation des horaires, des heures d’astreinte et de leur compensation est conservée 1 an.

    Les observations ou mises en demeure de l’inspection du travail, ainsi que certaines pièces liées aux contrôles, doivent être conservées 5 ans. Les déclarations d’accidents du travail auprès de la caisse primaire d’assurance maladie suivent aussi ce délai.

     

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    Documents juridiques, sociétaux et médicaux : des délais spécifiques

    Les documents juridiques et sociétaux concernent la vie de l’entreprise : statuts, comptes annuels, registres, assemblées, rapports, pouvoirs ou opérations de restructuration.

    Les statuts d’une société, d’un GIE ou d’une association, ainsi que les pièces modificatives, doivent être conservés 5 ans à partir de la perte de personnalité morale ou de la radiation. Les traités de fusion et autres actes liés au fonctionnement de la société suivent le même délai.

    Les comptes annuels, comprenant le bilan, le compte de résultat et les annexes, doivent être conservés 10 ans à compter de la clôture de l’exercice.

    Les registres de titres nominatifs, registres de mouvement de titres, ordres de mouvements et registres de procès-verbaux doivent être conservés 5 ans à partir de la fin de leur utilisation. Les feuilles de présence, pouvoirs et rapports doivent être conservés pour les 3 derniers exercices.

    Dans les établissements de santé publics et privés, les dossiers médicaux doivent être conservés 20 ans à compter du dernier séjour ou de la dernière consultation externe du patient.

    Des exceptions existent, notamment en cas de décès du patient, d’actes transfusionnels ou de recours contentieux. Ces exemples montrent qu’une politique documentaire doit tenir compte du secteur, du niveau de risque et des obligations propres à chaque organisation.

     

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    Piloter le cycle de vie documentaire : les bons outils

    Connaître les délais ne suffit pas. Encore faut-il les appliquer. C’est le rôle du cycle de vie documentaire.

    Le plan de classement

    Le plan de classement permet de structurer, organiser et hiérarchiser les documents. Il facilite leur recherche et leur rattachement à une catégorie documentaire.

    Le référentiel de conservation

    Le référentiel de conservation associe chaque type de document à une durée, un support, des règles d’accès, des métadonnées et un sort final.

    C’est l’outil central pour appliquer la durée de conservation des documents de manière cohérente.

    Les procédures d’archivage

    Les procédures d’archivage décrivent les étapes, les responsabilités, les niveaux de criticité, les risques et les règles de confidentialité.

    Pour les documents numériques engageants, le SAE archivage électronique peut renforcer cette maîtrise. Il permet de sécuriser l’intégrité, la traçabilité et la pérennité des documents dans le temps. Il complète la GED, davantage orientée vers les usages quotidiens et collaboratifs.

     

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    Que faire des documents arrivés en fin de durée de conservation ?

    📌 Un document arrivé en fin de durée de conservation ne doit pas être supprimé sans contrôle. L’entreprise doit d’abord vérifier qu’aucun litige, audit, contrôle, besoin métier ou texte sectoriel ne justifie une conservation prolongée.

    Lorsque la destruction est possible, elle doit être organisée et tracée. Pour les documents sensibles, confidentiels ou contenant des données personnelles, il est recommandé de mettre en place une destruction sécurisée, avec preuve ou bordereau.

    La planification facilite cette étape. Les archives peuvent être regroupées dès leur constitution selon leur date prévisionnelle de destruction. Cette méthode évite des tris lourds plusieurs années plus tard.

    Les habilitations doivent aussi être définies. Tout le monde ne doit pas pouvoir décider d’une destruction. Les responsabilités doivent être claires, surtout pour les documents RH, fiscaux, juridiques, médicaux ou stratégiques.

     

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    Comment Xelians accompagne les entreprises ?

    Xelians accompagne les organisations publiques et privées dans la structuration de leurs pratiques documentaires.

    💡 L’objectif est d’aider les entreprises à maîtriser leurs obligations, leurs risques et leurs volumes, tout en sécurisant l’accès à l’information.

    L’accompagnement peut commencer par un diagnostic documentaire. Il permet d’identifier les documents conservés, les pratiques existantes, les risques, les doublons, les durées appliquées et les écarts éventuels.

    Xelians peut aussi accompagner la formalisation d’un plan de classement, d’un référentiel de conservation, d’une politique d’archivage ou de procédures internes.

    Pour les archives physiques, l’accompagnement peut porter sur des prestations archivistiques sur site ou externalisées dans nos locaux. L’expertise porte sur le tri, le classement, l’inventaire, le versement, la conservation et la destruction sécurisée. Pour les documents numériques, l’intégration de solutions de GED ou de logiciels d’archivage électronique permettent de gérer l’ensemble du cycle de vie des documents.

     

    Discutons de votre projet

    FAQ sur la durée de conservation des documents en entreprise

    1. Comment savoir combien de temps conserver un document d’entreprise ?

    La durée de conservation d’un document dépend de sa nature, de son usage et du cadre légal applicable : comptable, fiscal, social, commercial, juridique ou médical.

    La bonne pratique consiste à qualifier chaque document, puis à l’associer à une durée de conservation dans un référentiel documentaire.

    Cette méthode permet d’éviter deux risques : détruire trop tôt un document utile ou conserver trop longtemps des données qui n’ont plus lieu d’être.

    2. Peut-on conserver des documents plus longtemps que la durée légale ?

    Oui, mais uniquement si un motif le justifie : contentieux, contrôle en cours, obligation sectorielle, intérêt probatoire ou besoin métier identifié. Conserver systématiquement tous les documents “par sécurité” n’est pas recommandé. Cela augmente les volumes, les coûts d’archivage et les risques liés au RGPD.

    La conservation prolongée doit donc être encadrée, documentée et validée par les personnes habilitées.

    3. Quel est le lien entre durée de conservation des documents et RGPD ?

    Le RGPD impose de ne pas conserver les données personnelles plus longtemps que nécessaire. Pour les documents RH, clients, fournisseurs ou médicaux, l’entreprise doit donc trouver le bon équilibre entre obligation légale, besoin de preuve et limitation de la durée de conservation.

    Une politique d’archivage claire permet de maîtriser les durées, les accès, la suppression et la traçabilité des données.

    4. Comment sécuriser la destruction des documents en fin de conservation ?

    La destruction des documents doit être contrôlée, autorisée et tracée. Avant toute suppression, l’entreprise doit vérifier qu’aucun litige, audit ou obligation spécifique ne justifie leur maintien.

    Pour les documents sensibles, la destruction sécurisée permet de protéger les données confidentielles et de limiter les risques de divulgation.

    Un bordereau ou une preuve de destruction permet de conserver une trace de l’opération.

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